courrier ABRN --- J.M. GUERRE président VVA

Publié le

A.B.R.N.209 (RD 2209)                                                             Le 10 octobre 2008

 

A

  

Mr. Jean Michel GUERRE

Président  de VVA

 

Monsieur le Président,

 

Nous avons pris bonne note de votre prise de position par voie de presse, le 26 septembre dernier, jour de la manifestation des associations de riverains revendiquant la réalisation du projet de désenclavement de Vichy et sa région, dans les dates prévues lors de l’élaboration du projet.

Nous regrettons à ce propos, le fait que peu d’élus de la communauté d’agglomérations se soient déplacés sur le terrain, pour soutenir la démarche des associations qui est rappelons le, autant motivée par le développement économique de la communauté d’agglomérations, que par le désir de réduire les nuisances devenues intolérables aux riverains et à l’ensemble des habitants du bassin ayant à se confronter aux difficultés quotidiennes de circulation et de communication.

Les absences remarquées des élus, comme d’ailleurs de celles des grands acteurs économiques locaux (tous ayant été conviés), dans une manifestation dont l’objet était de signifier l’importance du projet de désenclavement et l’urgence de sa réalisation pour la restructuration du bassin économique et d’emplois, vis-à-vis de l’Etat et des populations, nuisent à la prise en considération de la priorité de celui-ci. S’agissant d’un projet d’intérêt général, on aurait pu s’attendre à un peu plus d’oeucuménisme politique et de solidarité avec les habitants du bassin. Même s’il est vrai que des interventions d’élus (y compris les vôtres, comme Maire et comme Président) aux différents niveaux de décisions de l’administration ont été menées antérieurement et encore actuellement.

 Nous percevons tous que la démarche de l’Etat est dilatoire et vise à accomplir les choses à son rythme en arguant du manque de moyens, ce qui lui permet au passage le chantage à la participation locale, pour la réalisation de voies de reliements entre deux axes de réseaux routiers nationaux. La crise financière qui s’est déclenchée depuis et les retombées négatives à en attendre sur l’économie générale, va à coup sûr renforcer cette argumentation. Pourtant les coûts du contournement Nord Ouest et des dessertes n’ont rien à voir avec les sommes colossales avancées pour le sauvetage du système bancaire défaillant. Les arguments écologiques (grenelle de l’environnement) et économiques qui nous sont et seront opposés peuvent être aussi bien retournés en faveur du désenclavement (moins de nuisances, fluidité des trafic, moins de consommations inutiles de carburants, moins de pollution, amélioration des accès, essor et relance économique etc..).

Si nous voulons obtenir de l’Etat qu’il sorte de sa logique programmative qui renvoie toute réalisation à l’élaboration d’un hypothétique PDMI, qu’il considère l’urgence, la cohérence avec ce qui est engagé ( RCEA, RN7 et RN209) et qu’il respecte la concomitance de réalisation des parties du projet, dans les dates annoncées, c’est ensemble qu’il conviendrait d’agir pour en faire reconnaître la légitimité.

Sur le fond, et de vos propos dans l’article , et de votre lettre à l’Elysée, du 22 septembre 2008, nous sommes bien sûr en accord sur l’essentiel, à ceci prêt, que l’on peut y déceler une acceptation et une préparation des « foules » à  un décalage de réalisation même du contournement Sud Ouest : « Le contournement Sud Ouest qui pourrait être livré dans des délais raisonnables ! »(citation de vos propos dans l’article).D’ailleurs la déclaration de Mr. Alain Denizot, sur la même page de presse, enfonce le clou en prévoyant une mise en service en 2016, soit un recul de quatre ans sur la date annoncée préalablement par le Conseil Général. Ainsi donc la stratégie de l’Etat fait des émules et l’inertie de l’un inspire à l’autre ses propres atermoiements. Pour les riverains, si la bretelle d’autoroute est réalisée dans les temps, comme le prétend encore l’Etat, ce décalage est inadmissible. Il constitue un déni de la parole donnée, une promesse de nuisances renforcées, un mépris affiché pour les populations qui auront à subir du non respect de la concomitance de réalisation.

L’argument de la concomitance, vous l’employez, dans votre lettre à l’Elysée, mais seulement sous l’angle de l’intérêt économique, ce qui est fort respectable, mais justement sans souligner à nouveau son importance dans l’évitement de nuisances supplémentaires, sur le trafic et l’insécurité générée par la seule mise en service de l’A 719 prolongée.

Nous vous serions reconnaissant, Mr. le président, au-delà de ces commentaires, d’une réaffirmation appuyée de l’intérêt et de la position de l’ensemble des élus de la communauté de communes en regard du projet de désenclavement et de sa réalisation concomitante dans les délais initiaux (2012). De la publication de cette position pour l’information générale, celle de l’Etat et l’entretien de la motivation du Conseil Général, de la mise en œuvre de toutes concertations (y compris avec les acteurs économiques) susceptibles d’aider au suivi assidu du projet, dans toutes ses parties. Et pourquoi pas une commission ad hoc au sein de VVA ?

Dans l’attente de votre sentiment sur ces sujets, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à notre respect. 

                                                                                                  Le président de l’ABRN 209

                                                                           

                                                                                                        G. CHARDIN

 

1) La commission évoquée pouvant regrouper des élus représentatifs d’une volonté politique, des acteurs économiques (chambre de commerce et autres) indiquant l’intérêt du désenclavement pour l’essor économique, des représentants de la société civile (associations de riverains et autres) témoignant de l’intérêt des populations du bassin pour à la fois l’essor économique et la régulation des flux.

Publié dans 2008

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